Kevin

Conseillé par une amie Il faut qu’on parle de Kevin, de Lionel Schriver, fut mon livre de vacances. Pas la plus fun des lectures d’été au bord de la piscine, j’avais déjà très envie de voir l’adaptation cinématographique sortie en 2011, c’est pourquoi je me suis lancée dans ce pavé avec grande impatience, même si la saison prête à des lectures plus légères. Quoi qu’il en soit, je ne m’étais encombré que de ce bouquin dans ma valise.

Sans autre échappatoire littéraire, je me suis plongée dans l’histoire de la mère de Kevin, adolescent meurtrier façon Colombine. Cette femme nous livre sa correspondance avec le père, dont elle est séparée. Comment ont-ils vécu en tant que couple avant d’être parent? Comment Eva, la mère, a ressenti sa grossesse? L’éducation de ce premier enfant?

Elle se confie sans détour à son ancien compagnon après le massacre. Cette introspection quasi forcée par les événements tragiques remonte son passé et toutes ses actions en tant que femme, puis mère. Je me suis attachée à cette femme indépendante qui tente de trouver des réponses au comportement criminel de son fils, la culpabilité omniprésente lui pèse. Elle tente d’apporter des réponses à l’inexplicable.

L’histoire de cette famille au destin mouvementé et dramatique est relaté par un personnage au regard clairvoyant auquel je me suis attachée très rapidement. Entre pédopsychiatrie et horreur des faits, les rebondissements sont saisissants.

Malgré quelques longueurs au début, je vous recommande de vous accrocher pour finir les 600 pages de ce roman, que vous ne serez pas prêt d’oublier. J’espère maintenant voir rapidement le film pour juger de l’adaptation et pour continuer à vivre l’histoire de la famille Kachchadourian.

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